13. juillet 2026

Canor Virtus A3 testé par Fidelity : « Dans sa gamme de prix, il ne craint pratiquement aucune concurrence sur le plan sonore

Dans son numéro 86, paru en juin 2026, le magazine spécialisé Fidelity teste le polyvalent Canor Virtus A3 et atteste à l’appareil une grande qualité sonore, tant pour son étage phono que pour son DAC et son amplificateur casque :

« J’ai été étonné par l’aisance avec laquelle l’A3 construisait une image sonore parfaitement ordonnée. Sur un arrière-plan d’un calme absolu, les événements sonores étaient clairement séparés les uns des autres et restitués dans des proportions crédibles. Résultat : une scène sonore facile à appréhender et extrêmement plastique. […] J’ai également pu suivre sans difficulté l’espace artificiellement créé dans les productions pop. Une excursion nostalgique à la fin des années 1960 et au début des années 1970 s’est transformée, avec le Virtus, en un plaisir qui a occupé toute la soirée. L’amplificateur a projeté l’album Electric Ladyland de Jimi Hendrix dans la pièce d’écoute avec puissance et précision, exactement comme il se doit. Mais il a également su restituer avec brio les sonorités délicates du groupe de folk rock America.

J’ai constaté avec Crosby, Stills & Nash que, malgré cette agréable musicalité, l’A3 n’était pas pour autant un appareil qui enjolive systématiquement le son : c’était et cela restait un disque produit de manière impitoyablement mauvaise, du moins dans la réédition que je possède. Tout ce que j’avais entendu jusque-là est parvenu à mes oreilles via l’Ortofon MC X40 monté sur le TW 12.9 et le préamplificateur phono interne. Je ne peux qu’attester à ce dernier une qualité sonore exceptionnelle. Pour obtenir une amélioration réellement significative, il faudra certainement mettre la main assez profondément à la poche.

Il en va de même pour le DAC, auquel mon Michi Q5 servait de source. J’ai trouvé les différences sonores entre les différents réglages de filtre relativement faibles. Finalement, j’ai opté pour le “filtre hybride”. J’ai particulièrement apprécié la capacité de l’A3 à restituer proprement la tonalité fondamentale des instruments, sans la masquer par une accentuation excessive des bruits de jeu ou par des aigus disproportionnés. Cet équilibre de la restitution donne une impression agréablement naturelle, aussi bien au ressenti qu’à l’écoute. Les détails ne sont nullement occultés ; ils sont simplement intégrés dans leur contexte avec des proportions correctes.

À mon avis, cela, ainsi que la restitution spatiale déjà décrite, explique la sonorité agréable du Virtus A3. Bien que l’amplificateur, grâce à ses étages de puissance assez vigoureux, soit capable de sonoriser des fêtes avec les enceintes appropriées, je pense qu’il séduira tout particulièrement les amateurs de nuances sonores subtiles et de tonalités délicates. Son équipement très complet lui permet de constituer la base d’un système audiophile réduit à quelques appareils seulement. Sur le plan sonore, il n’a pratiquement aucune concurrence à craindre dans sa catégorie de prix. Cela est d’autant plus vrai que son étage phono, son DAC et son amplificateur casque évoluent au même niveau.

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